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À eux 3, ils ont créé la première crème solaire éco-responsable ☀️

Avec ses meilleurs amis d’enfance Fleur et Valentin, Hadrien a créé « Uji » un nouveau concept de crèmes solaires. L’objectif : proposer une crème solaire sans impact sur l’environnement et la santé. Hadrien nous livre les secrets de cette entreprise encore en développement.

Comment est né le projet « Uji » ?

L’idée est née après le voyage de Fleur et Valentin en Thaïlande. Frère et sœur passionnés de plongée, ils y ont travaillé en tant qu’instructeurs. C’est là-bas qu’ils ont constaté les dégâts causés par la crème solaire sur les récifs coralliens qui sont menacés ! Or le marché ne proposait pas de produit répondant à cette problématique. En septembre dernier, quand ils sont rentrés en France, ils ont décidé de développer leur propre crème solaire sur la base d’une formule la plus naturelle et saine possible ! Cette formule limite les impacts sur les écosystèmes marins et sur la santé. On est ami depuis notre enfance ; j’ai fait des études d’ingénieur dans le domaine environnemental, c’est pourquoi ils m’ont demandé de les accompagner et de plancher avec eux sur ce projet ! Ainsi est né « Uji » et le lancement de notre première production devrait commencer très bientôt.

Dans notre démarche, on veut être complètement transparent au niveau de la composition et dans toutes nos actions autour de cette crème. On a notamment un site Internet en cours de développement sur lequel on va faire beaucoup d’informations et de sensibilisation. Ce qu’on veut, c’est que les gens n’achètent pas seulement une crème solaire mais qu’ils adhèrent à l’état d’esprit qui va autour.

Pourquoi ce nom, « Uji » ?

C’est un nom qu’on a trouvé comme ça, parce qu’il sonnait bien. On voulait quelque chose de prononçable dans toutes les langues, et qui se retienne facilement. Cette petite sonorité nous plaisait, et on a appris seulement plus tard qu’Uji signifiait « eau » en albanais.

Comment AVEZ-vous déterminé la composition idéale POUR votre crème solaire ?

Avec mes études axées sur l’environnement, j’ai un bagage dans le domaine. Par le biais de notre réseau personnel, on a aussi des contacts dans le domaine de la cosmétique et de la biotechnologie. Et enfin, Internet est une source inépuisable d’informations pour qui sait l’utiliser. Avec tout ça, on a amassé pas mal de connaissances sur le sujet. Pour l’instant, c’est un laboratoire qui produit notre crème, mais à terme on voudrait la fabriquer nous-même.

*Prototype de visuel*

Qui sont vont futurs clients ?

Pour le moment, on va essentiellement vendre nos crèmes en Europe, en ciblant les sportifs aquatiques. Dans le milieu du sport marin, les gens consomment énormément de crèmes solaires qui laissent des mauvaises particules à la fois dans l’eau mais aussi sur leur peau. C’est pour cela qu’on s’adresse aussi de manière plus large à toutes les personnes qui sont simplement sensibles à l’environnement, et désireuses de trouver sur le marché une alternative bio et non « impactante ».

Comment vous êtes-vous lancés, financièrement ?

On a commencé en autofinancement, puisqu’à nos débuts, on n’avait pas beaucoup de frais ! Le gros du projet arrive avec le lancement de la première production de crèmes solaires que l’on souhaite financer grâce à une campagne de crowdfunding sur Ekosea, une plateforme spécialisée dans les projets liés au monde marin. Cette levée de fonds participative sera mise en place dans le courant de l’été et permettra de financer plusieurs milliers d’échantillons. 

Pourquoi c’est cool?

Cette levée de fonds participative sera mise en place dans la seconde moitié du mois de juin et permettra de financer plusieurs milliers échantillons. Ces derniers partiront directement en Thaïlande pour une opération de sensibilisation. Choisir le crowdfunding plutôt qu’un prêt bancaire classique était pour nous l’occasion de faire connaître le projet mais aussi de faire en sorte que les gens se sentent concernés par le sujet.

Si tu devais donner 3 conseils à un entrepreneur, ce serait lesquels ?

Le premier serait de ne pas se précipiter, et de bien réfléchir à son idée avant de se lancer.
Ensuite prendre du plaisir est important. Si tu n’as pas envie de te lever le matin pour travailler, c’est mal parti pour créer quelque chose. Il faut être passionné et ne pas penser qu’à l’argent.
Et enfin reste humble, en partant toujours du principe que l’on n’en sait jamais assez. Il faut toujours être dans une recherche perpétuelle d’informations, en restant ouvert à tous ce que les gens peuvent apporter. Dès qu’on estime qu’on est au-dessus des autres, on perd énormément de choses.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans l’aventure « Uji » ?

Le fait de travailler avec mes amis, qui sont quasiment de la famille. On a toujours voulu travailler ensemble et monter un projet basé sur une vraie problématique environnementale. On a déjà fait des stages avec des postes qui n’étaient intéressants que par l’argent qu’on pouvait en dégager, et ça n’avait pas de sens. Maintenant, on monte un projet qui peut avoir un vrai impact sur la planète et qui peut servir les gens et la mer.
On est tous les trois fiers d’en être arrivés là, à pratiquement plus d’un mois de la lancée de la levée de fonds. On a développé une bonne dynamique dans l’équipe et avec nos interlocuteurs, et on espère atteindre la somme fixée pendant la campagne pour commencer la production et se lancer encore plus dans l’aventure.

Découvre le portrait de Fleur dans cette interview Super Fläks 👇🏻

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