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On a rencontré Silvin et Thomas, le tandem de Manivelle 🚲

Ils se sont connus sur les bancs de l’Institut National des Sciences Appliquées de Strasbourg. Fraîchement diplômés, Silvin Kutsch et Thomas Kieber, moins d’un demi-siècle à eux deux, décident de plancher sur un vélo écolo mais pas que. Des lignes épurées, une ergonomie adaptée aux trajets urbains et un cadre en acier recyclable : le «Fer de lance », premier-né de Manivelle ouvre la voie de la réussite à ses deux créateurs.

Comment est née Manivelle ?

Silvin : On roule à vélo. Pour nous, ça répond à des préoccupations écologiques mais c’est aussi un plaisir. De façon générale, à chaque fois qu’on consomme quelque chose, on se pose la question : quel est l’impact sur notre environnement ? Et finalement, on s’est rendu compte que notre mode de transport était la seule habitude de consommation qu’on n’interrogeait pas.. Et finalement, on s’est rendu compte que notre mode de transport était la seule habitude de consommation qu’on n’interrogeait pas.

Thomas : Aujourd’hui, les gens ont pris conscience qu’ils doivent changer leurs habitudes de transports. Le vélo est en plein développement. On assiste à un tournant dans la façon de consommer les déplacements. Et en en même temps, on a envie d’offrir un beau produit avec une vraie identité esthétique.

Par quoi passe votre proposition de réinventer la mobilité urbaine ?

Silvin : Par la préoccupation écologique évidemment : produire un mode de transport éco- responsable. Mais ça va au-delà ! On a aussi une préoccupation sociale. La voiture coûte cher aujourd’hui. Le vélo va s’imposer comme une vraie alternative.

Thomas : C’est aussi un vecteur de dynamisme pour l’économie locale. Dans son livre, « Le pouvoir de la pédale », Olivier Razemon l’explique très bien. En plus d’être rapide, fiable, bon marché et non polluant, la pratique du vélo favorise et renforce les échanges humains..

Comment avez-vous réussi à financer « le Fer de Lance », votre premier vélo ?

Thomas : Pour lancer la fabrication du prototype, nous avons réuni 6 500€. Pour boucler ce budget, on a pioché dans nos économies personnelles et on a lancé une campagne de financement collaboratif sur internet. Pour réduire les coups, on a sous-traité le moins possible. Notre école, l’Institut National des Sciences Appliquées de Strasbourg (INSA) a été un partenaire formidable. Elle a mis à notre disposition l’atelier. Une grosse partie du budget est partie dans l’outillage et les matières premières.

Comment définiriez –vous votre relation avec votre banque ?

Silvin : On a fait le choix de ne pas contracter de crédit pour les prochains développements mais notre banque reste un partenaire essentiel. Notre compte pro, c’est l’interface entre nous et nos prestataires. On travaille main dans la main avec notre conseiller.

Comment passe-t-on d’ingénieurs diplômés à gestionnaires ?

Silvin : Dans notre cursus, nous avons eu la chance en 3e année d’avoir des cours de marketing et management. Ça ne fait pas tout mais cela nous a permis d’avoir une boîte à outils assez complète pour gérer les débuts. Pour le moment, on fait tout nous-mêmes.

Comment vous répartissez-vous les tâches ?

Thomas : Silvin est très branché design et développement, moi c’est plutôt la production et la fabrication des pièces. Mais pour le moment, on essaye au maximum de toucher à tout. C’est le meilleur moyen de comprendre et d’apprendre. En matière de communication, on est, là aussi, très complémentaire. Entre moi pour les textes, et lui le visuel et le graphisme, on se complète bien.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune entrepreneur qui veut se lancer ?

Silvin : Justement de ne pas se lancer seul ! À deux, c’est plus facile. L’autre n’est pas seulement un soutien c’est aussi un feedback permanent.

Avec le recul, de quoi êtes-vous les plus fiers ?

Thomas : Des premiers retours des utilisateurs ! La semaine dernière, j’ai discuté avec le Directeur de l’enseigne Rustine et Burette à Strasbourg. Un de nos modèles est dans sa vitrine. Il m’a dit avoir roulé avec le week-end dernier et que c’était un vrai plaisir. Voilà le genre de témoignage qui nous confirme qu’on est sur le bon chemin.

Quelle est la prochaine étape ?

Silvin : La commercialisation du Fer de Lance débute le mois prochain ! C’est un modèle à la carte, dont le visage se définit en échangeant avec le client sur ses besoins et son style au moment de la précommande. Cela reste tout à fait exclusif puisque seulement 3 « Fer de Lance » seront proposés chaque mois ! Le prix de lancement : à partir de 1900€.

Découvre le portrait Super Fläks de Silvin !

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